
Que se passe-t-il pour vos proches si vous vous arrêtez six mois ?
C'est la seule question à laquelle il faut savoir répondre avant de parler de placement, de fiscalité ou de retraite. Dans la plupart des situations que je regarde, la réponse est plus mauvaise que ce que la personne croyait, et personne ne le lui avait jamais dit.
À qui s'adresse cette analyse ?
Aux professions libérales et de santé, dont les indemnités de caisse sont souvent plus faibles et surtout plus tardives que ce qu'elles imaginent.
Aux chefs d'entreprise, dont la couverture dépend du régime social et du niveau de rémunération déclarée, deux paramètres qu'ils ont eux-mêmes fixés sans toujours en mesurer la conséquence.
Aux salariés dont les charges fixes ont augmenté plus vite que la protection, typiquement après un achat immobilier ou une naissance.
Aux couples avec des enfants, dont l'un des deux revenus finance une part importante du train de vie.
Salariés
Couples
Professions
libérales
Professions
de santé
Chefs
d'entreprise
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Le sujet que tout le monde repousse
La prévoyance est le seul sujet patrimonial qui ne produit rien tant qu'il ne sert pas. On la signe à l'installation ou à l'embauche, on n'y revient jamais, et pendant ce temps les revenus montent, le crédit s'ajoute, un deuxième enfant arrive, et le contrat, lui, reste calé sur la situation d'il y a douze ans.
La bonne question n'est pas « suis-je couvert », parce que la réponse est presque toujours oui. La bonne question est « couvert pour combien, à partir de quand, et pendant combien de temps ».
Les trois points que personne ne vérifie
01
Le délai de carence. Une couverture qui démarre au quatre-vingt-dixième jour laisse trois mois à financer sur votre trésorerie personnelle. Pour un libéral dont les charges de cabinet continuent de courir, ces trois mois sont souvent le vrai problème, bien avant le montant de l'indemnité.
02
La base de calcul. Beaucoup de contrats indemnisent sur un revenu déclaré ancien, ou sur un plafond qui n'a jamais été relevé. Le chiffre inscrit au contrat n'est pas toujours celui que vous imaginez, et il se vérifie en cinq minutes sur les conditions particulières.
03
La définition de l'invalidité. C'est la clause la plus déterminante et la moins lue. Selon que le contrat retient l'incapacité à exercer votre profession ou l'incapacité à exercer une profession quelconque, la même situation médicale donne lieu à une indemnisation ou à un refus. Pour un chirurgien-dentiste ou un kinésithérapeute, cette seule ligne vaut tout le reste du contrat.
Comment on procède
On part de vos charges réelles, pas de vos revenus. Ce qu'il faut couvrir, c'est ce qui continue de sortir quand plus rien ne rentre : les mensualités de crédit, le loyer, les charges du cabinet ou de la société, les frais fixes du foyer, la scolarité.
On regarde ensuite ce dont vous disposez déjà : le régime obligatoire dont vous relevez, les contrats souscrits, ceux souscrits par votre entreprise, ceux adossés à vos crédits, et l'éventuelle couverture de votre conjoint.
L'écart entre les deux est le seul chiffre qui compte. Il se calcule, et il se comble.
La même logique s'applique au décès : de quoi le foyer a-t-il besoin pour tenir, pendant combien d'années, et jusqu'à quel âge des enfants. Un capital décès s'estime, il ne se choisit pas au hasard dans une liste.

Ce que fait le cabinet, et avec qui
La prévoyance est un domaine technique où les contrats diffèrent fortement d'un assureur à l'autre, sur des clauses qui ne se voient qu'en les lisant. Le cabinet réalise l'analyse de votre situation, relit vos contrats existants et chiffre l'écart à combler.
Pour la mise en place, je travaille avec des partenaires spécialisés en prévoyance, qui interviennent sur le dossier que nous avons construit ensemble. Vous gardez un interlocuteur unique, et un spécialiste derrière lui. C'est plus efficace qu'un généraliste qui prétendrait tout maîtriser.
Questions fréquentes
sur la prévoyance

Savez-vous ce que couvre réellement votre contrat ?